{"id":72,"date":"2025-02-20T11:17:40","date_gmt":"2025-02-20T10:17:40","guid":{"rendered":"https:\/\/melancholia.fr\/portroyal\/?page_id=72"},"modified":"2025-02-20T11:17:40","modified_gmt":"2025-02-20T10:17:40","slug":"philippe-de-champaigne-1602-1674","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/melancholia.fr\/portroyal\/philippe-de-champaigne-1602-1674\/","title":{"rendered":"Philippe de Champaigne (1602-1674)"},"content":{"rendered":"<p>Le <em>N\u00e9crologe de Port-Royal <\/em> atteste des liens profonds qui unissent ce peintre au monast\u00e8re de Port-Royal:<\/p>\n<blockquote><p>Ce m\u00eame jour (12 ao\u00fbt 1674) mourut \u00e0 Paris Philippe de Champaigne, natif de Bruxelles, qui s&rsquo;\u00e9tait acquis une grande r\u00e9putation par son habilet\u00e9 dans l&rsquo;art de la peinture; mais qui s&rsquo;est rendu encore plus recommandable par sa pi\u00e9t\u00e9. Il a toujours \u00e9t\u00e9 fort attach\u00e9 \u00e0 ce monast\u00e8re, o\u00f9 il avait une fille religieuse, et dont il avait \u00e9pous\u00e9 les int\u00e9r\u00eats, qu&rsquo;il a soutenus en toute occasion, souvent m\u00eame au pr\u00e9judice des siens et de sa propre tranquillit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p>Les relations de Champaigne avec Port-Royal sont anciennes. En 1648, en effet, il place ses deux filles comme pensionnaires dans le monast\u00e8re du faubourg Saint-Jacques. Fran\u00e7oise y meurt le 26 ao\u00fbt 1655 \u00e0 18 ans, tandis que son a\u00een\u00e9e y fait profession le 14 octobre 1657. D&rsquo;un autre c\u00f4t\u00e9, outre diverses donations dont il fait b\u00e9n\u00e9ficier les moniales, il intervient personnellement aupr\u00e8s de l&rsquo;archev\u00eaque Hardouin de P\u00e9r\u00e9fixe en juillet 1664.<\/p>\n<p>Sans doute la vie et la carri\u00e8re de Philippe de Champaigne sont-elles loin de se limiter \u00e0 ses travaux pour l&rsquo;abbaye de Port-Royal, mais c&rsquo;est pour le milieu augustinien qu&rsquo;il peignit quelques-uns de ses tableaux les plus importants: portraits de Saint-Cyran et de M\u00e8re Ang\u00e9lique, ou Ex-voto de 1662, conserv\u00e9 au Mus\u00e9e du Louvre, et repr\u00e9sentant la m\u00e8re Agn\u00e8s Arnauld en compagnie de la Soeur Catherine de Sainte-Suzanne Champaigne, gu\u00e9rie miraculeusement, \u00e0 Port-Royal de Paris, le 7 janvier 1662, d&rsquo;une paralysie de 14 mois. Le tableau, offert par Philippe de Champaigne, orna successivement l&rsquo;abbaye de Paris, puis celle des Champs.<\/p>\n<p>La place occup\u00e9e par Philippe de Champaigne \u00e0 Port-Royal montre que, mieux qu&rsquo;aucun autre, il a compris les le\u00e7ons de cette th\u00e9ologie de l&rsquo;art. Bien qu&rsquo;il n&rsquo;ait jamais peint exclusivement pour le monast\u00e8re, il y fut profond\u00e9ment attach\u00e9; marqu\u00e9 par une s\u00e9rie de deuils, il respectait l&rsquo;esprit de renoncement et de pauvret\u00e9 des religieuses de Port-Royal comme des chartreux de Saint-Bruno. Aussi n&rsquo;est-il pas surprenant qu&rsquo;il m\u00eet souvent ses pinceaux \u00e0 leur service. [Source: Sandrine Lely, \u00ab\u00a0Architecture et peinture \u00e0 Port-Royal des Champs\u00a0\u00bb, in Chroniques de Port-Royal &#8211; Port-Royal des Champs, 54, 2004; et Jean Lesaulnier, \u00ab\u00a0Petite galerie des personnages illustres\u00a0\u00bb, in <em>Chroniques de Port-Royal &#8211; Port-Royal de Paris<\/em>, 1991.]<\/p>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le N\u00e9crologe de Port-Royal atteste des liens profonds qui unissent ce peintre au monast\u00e8re de Port-Royal: Ce m\u00eame jour (12 ao\u00fbt 1674) mourut \u00e0 Paris Philippe de Champaigne, natif de Bruxelles, qui s&rsquo;\u00e9tait acquis une grande r\u00e9putation par son habilet\u00e9 dans l&rsquo;art de la peinture; mais qui s&rsquo;est rendu encore plus recommandable par sa pi\u00e9t\u00e9. &hellip; <a href=\"https:\/\/melancholia.fr\/portroyal\/philippe-de-champaigne-1602-1674\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Philippe de Champaigne (1602-1674)<\/span>  <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-72","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/melancholia.fr\/portroyal\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/72","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/melancholia.fr\/portroyal\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/melancholia.fr\/portroyal\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/melancholia.fr\/portroyal\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/melancholia.fr\/portroyal\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=72"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/melancholia.fr\/portroyal\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/72\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":73,"href":"https:\/\/melancholia.fr\/portroyal\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/72\/revisions\/73"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/melancholia.fr\/portroyal\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=72"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}